Vous avez l’impression de ne pas être doué à l’oral ? Et vous vous demandez comment être plus à l’aise à oral ?

Vous souhaitez améliorer votre éloquence, mais vous ne savez pas comment faire ?

Dans les faits, la peur vous tétanise lors d’une prise de parole ?

Sachez que vous n’êtes pas seul.

Nous sommes tous obligés à un moment donné de nous exprimer à haute voix devant un public. Que ce soit face à un jury, pendant un entretien d’embauche ou simplement lors de nos interactions sociales.

À chaque instant, nous devons persuader, tenir en haleine son auditeur et dire clairement ce que l’on pense.

Sauf qu’une personne sur deux se dit mauvaise à l’oral.

Pourtant, l’art oratoire est pratiqué depuis l’Antiquité. Mais contrairement à une idée reçue, l’éloquence se travaille. La capacité d’être à l’aise à l’oral n’est innée chez personne, ce n’est pas un don.

Les grands orateurs comme Cicero, Lysias ou Périclès redoublaient d’efforts et d’entraînement afin de devenir de plus en plus à l’aise lors de leur prise de parole.

C’est pourquoi, avant toute chose, il est nécessaire de maîtriser la rhétorique.

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Améliorer son éloquence

L’art de bien parler englobe plusieurs aspects : l’articulation, le volume de notre voix et sa tonalité. Tous ces points peuvent être travaillés grâce à trois règles d’or, piliers pour une meilleure éloquence :

  • L’articulation au service de l’élocution
  • Moduler sa voix pour être écouté
  • Ne jamais surjouer

L’articulation au service de l’élocution

Ce n’est jamais agréable de se retrouver face à quelqu’un qui mâche et entrecoupe ses mots.

Non seulement nous avons du mal à nous intéresser à son discours, mais nous avons aussi l’impression qu’il ne croit pas en lui-même.

Dès que l’on a besoin de demander une répétition ou qu’on laisse passer des bribes incompréhensibles, le fond de la pensée n’arrive pas à l’auditeur. La prise de parole est donc ratée.

Ainsi, il est primordial de bien articuler afin de ne pas perdre l’attention de son auditoire.

Mais comment mieux articuler ?

Une mauvaise articulation signifie que l’on n’ouvre pas assez la bouche et que l’on ne décolle pas assez les molaires du fond.

Quand nous articulons, nous utilisons environ 43 muscles faciaux. Une fois que les cordes vocales ont vibré, la mâchoire et la bouche entrent en action pour nous permettre de parler.

Comme tous les autres muscles du corps, les muscles faciaux responsables de notre élocution peuvent être travaillés. Il existe un exercice de diction bien connu dans le monde du théâtre, utilisé par les comédiens pour améliorer leur prononciation : l’exercice du crayon.

Le concept est simple, il suffit de positionner un crayon ou un stylo dans sa bouche, à l’horizontale.

Ensuite, récitez des virelangues à voix haute. Nous connaissons tous le plus célèbre d’entre eux : « Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien ! »

Répétez l’exercice quotidiennement, plusieurs fois de suite, et essayez de prononcer les mots le plus clairement possible.

Le crayon vous demandera un effort supplémentaire afin d’articuler. Vos muscles prendront ainsi l’habitude de se mouvoir avec plus de clarté.

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Moduler sa voix pour être écouté

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi l’être humain est si réceptif à la musique ?

La raison est simple, les sons rythmés qui mélangent différentes notes sont attractifs. L’oreille humaine n’est pas habituée à la monotonie. Au contraire, elle aime les airs dansants.

Alors si vous avez une voix trop monotone, par nature, votre auditoire sera moins réceptif à ce que vous dites.

Vous devez varier votre ton, puis procéder à des changements de volumes aux endroits stratégiques de vos phrases. Généralement, il est conseillé d’appuyer sur certains mots.

Pour mieux capturer l’attention, haussez légèrement de ton sur les adjectifs qui accompagnent le sujet de votre phrase. Privilégiez aussi des notes graves en parlant des points primordiaux. Cela accentuera l’importance de ces mots par rapport au propos que vous souhaitez faire passer.

Ne pas surjouer

Quand une personne en face de nous en fait des tonnes et parle pour ne rien dire, nous n’arrivons plus à rester concentrés sur ses propos.

Un cours trop long, une conférence interminable ou des explications un peu trop détaillées mènent inexorablement à un sentiment d’ennui.

Lorsque vous prenez la parole, évitez les phrases trop longues et compliquées.

Pas besoin de composer une phrase avec des mots inutiles et un vocabulaire trop technique. Non seulement ça peut rebuter votre auditoire, mais vous pourriez aussi perdre le fil de vos pensées.

Une phrase courte et claire avec une bonne syntaxe et une bonne grammaire est largement suffisante !

Faire attention à son débit de parole est aussi à conseiller. Ne parlez pas trop vite, respectez les ponctuations, même à l’oral.

Enfin, la technique ultime pour maintenir en haleine son auditoire est de ne pas chercher à capter l’attention trop longtemps. Faire passer son message en une vingtaine de minutes est nettement plus efficace que de parler durant trois quarts d’heure au risque que cela devienne ennuyeux.

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Être moins stressé

Être mal à l’aise à l’oral découle souvent de la même émotion : la peur.

Selon une étude, « la peur de parler en public est plus redoutée que la peur de la mort. »

Le fait de stresser augmente la peur et notre corps y répond par une chaîne de réactions diverses. La voix devient tremblante, elle baisse, nous perdons le fil de nos idées, nous bégayons et nous arrivons à peine à aligner deux mots.

Plus vous ressentez une peur et plus votre cerveau se met en apnée. Vous manquez alors d’oxygène et ceci entraîne des difficultés à parler.

Même s’il est difficile de faire baisser son stress sur commande, fournir votre cerveau en oxygène est une méthode redoutable d’efficacité.

Avant de prendre la parole, veillez donc à bien respirer.

Pour cela, la technique des « trois fois, trois secondes » est idéale.

Comme son nom l’indique, prenez une inspiration de trois secondes, bloquez l’air trois secondes dans votre ventre, puis expirez durant trois secondes.

Cela permettra au cerveau de recevoir à nouveau de l’oxygène et de contrecarrer les effets de la peur.

Augmenter la confiance en soi

Plus nous sommes sur de nous-mêmes et plus nous agissons avec assurance dans nos interactions sociales.

Devenir plus à l’aise en oral signifie gagner de la confiance en soi. Cette étape est inévitable si l’on souhaite s’améliorer à l’oral.

Le meilleur moyen d’augmenter la confiance en soi est bien évidemment un travail de fond. Il faut un développement personnel et du temps pour se rendre compte de sa valeur.

Néanmoins, il y a aussi des méthodes pour grappiller rapidement de la confiance en soi lorsque l’on est sur le point de prendre la parole.

Travailler sa prestance permet une véritable injection de confiance en soi.

Il faut se tenir droit. Gardez le dos plat, les épaules en arrière, le menton relevé et le torse bombé.

Une posture déterminée vous donnera d’ores et déjà une meilleure allure et une meilleure estime de soi.

S’entraîner à l’oral au quotidien

Pour acquérir une compétence, l’entraînement est une étape primordiale.

La règle des 10,000 heures reflète bien cette réalité. En effet, afin de maîtriser n’importe quel domaine, il vous faut 10,000 heures de pratique en moyenne.

Le chiffre peut paraître effrayant, mais à l’échelle d’une vie, cela ne représente pas grand-chose. Surtout pour l’art oratoire, pratiqué par tout être humain plusieurs fois par jour, à des degrés différents.

Le moyen le plus efficace pour s’entraîner est d’installer une routine dans son quotidien.

En plus de l’exercice du crayon, prendre quelques minutes par jour pour lire des paragraphes à voix haute, afin d’améliorer son élocution, peut rapidement porter ses fruits.

Ne vous contentez pas de relire des textes, mettez-vous devant le miroir pour parler à votre reflet. Faire un plaidoyer, réciter les tâches à accomplir dans la journée ou imaginer un débat sur n’importe quel thème, tous les moyens sont bons. Lâchez-vous !

Cette technique vous permettra d’isoler vos tics de langages, ce que vous souhaitez réellement améliorer dans votre gestuelle et vos expressions.

Privilégier aussi les discussions entre amis. Vous aurez l’occasion de développer vos compétences orales sans une grande dose de stress grâce à un environnement familier.

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Bien connaître son sujet

Saint Augustin dit : « L’orateur pense et la parole suit. »

Si l’on nous pose une question dont on ne maîtrise pas le sujet, notre réponse va sonner creux. Idem si l’on partage une idée qu’on ne peut pas défendre par manque d’arguments.

Mal connaître son sujet peut nous déstabiliser puis créer un malaise en nous lors de la prise de parole.

Quand vous maitrisez le sujet, quand vous êtes certains d’avoir assez d’informations, vous gagnez inconsciemment une grande dose d’assurance en vous.

Préparer votre oral est donc le moyen parfait pour le faire avec assurance.

Au quotidien, soyez curieux pour agrandir votre culture générale.
Quand nous avons des choses à dire, nous prenons la parole avec plus d’envie et moins d’appréhension.

Conclusion : être à l’aise à l’oral

Finalement, être à l’aise en oral est un art qui se cultive.
Devenir un orateur hors pair prend du temps, mais de nombreuses astuces peuvent nous y aider.

Pour résumer les règles d’or afin d’être plus à l’aise en oral :

  • Améliorer son éloquence pour captiver son auditoire.
  • Baisser son stress avec les exercices respiratoires.
  • Se tenir droit afin de gagner de l’assurance.
  • Ne jamais trop en faire ; le mieux est l’ennemi du bien.
  • Se préparer à l’oral afin de bien connaître son sujet.

Et prendre la parole en public peut rapidement devenir une expérience aussi unique que celle qu’à vécu Mathieu lorsqu’il est intervenu en conférence au Grand Rex à Paris en 2019.

Tout dépend donc de vous et du travail que vous mettez en place pour obtenir ce résultat.

Pensez à contacter Mathieu BOINET si vous souhaitez progresser rapidement dans ce domaine qu’est l’art oratoire.