Beau-père : la place dont personne ne veut et pourtant ! Dans la société actuelle où les familles recomposées sont devenues la norme, c’est un rôle qui n’a toujours pas pris de place définie.

Mais sérieusement : Elle est pourrie cette place !!! Qui en voudrait ?

Pour être honnête, je vis une période très difficile à ce propos en ce moment. Une période que j’avais envie de vous partager, parce que je sais qu’il y a des millions de personnes, à travers le monde qui se sentent tout aussi en détresse voir perdus.

Comment se positionner ? D’ailleurs, dois-je réellement me positionner ?

Et si on zoomait sur cette place que personne ne veut ?

Pour la petite histoire…

Cela fait maintenant plusieurs années que je vivais comme un célibataire.

Attention ! Pas au sens où on l’entend, mais plutôt comme une personne qui se consacrait à l’atteinte de ses objectifs personnels et professionnels et donc : qui ne prenais pas le temps de rencontrer quelqu’un.

Pour moi, se mettre en couple a été l’histoire d’un grand travail personnel qui consistait à pouvoir faire confiance à l’autre.

Et puis, qu’importe puisqu’elle ne m’a pas laissé le choix. Elle est entrée dans ma vie et à elle seule, elle a donné un sens nouveau au mot amour.

Bien entendu, un cadeau n’arrive jamais seul ! Maman de 2 beaux enfants : une fille ainée de 17 ans et un garçon de 13 ans, j’ai découvert une nouvelle position.

Celle de beau-père !

Ne jamais dire jamais !

Je me revois, il y a de cela quelques années dire :

Moi ? Une femme avec des enfants ? Jamais !

C’est fou ce que l’on peu dire comme âneries !

Je pars du principe où ça ne se choisit pas : si tu aimes l’autre, tu l’aimes avec tout ce que cela comporte.

Mais encore une fois, ça reste mon point de vue. Preuve en est, il existe à mon sens, différentes sortes de beaux-pères.

Beau-père par « obligation »

D’abord, le plus facile :

L’exemple du beau-père qui veut le beurre, l’argent du beurre et la crémière qui va avec !

Je pense que vous l’avez compris, il s’agit là du modèle de base consacré à sa compagne. Les enfants ne figurent pas dans l’équation.

Attention, cette absence d’implication part généralement d’une très bonne intention : « Ce ne sont pas mes enfants, je n’ai rien à dire » .

Ce qui, au demeurant est très juste. Mais vous savez que j’aime aller au bout des choses. Restez encore un peu, vous allez comprendre.

À l’instant T, cette façon de procéder convient à tout le monde puisque l’adolescent est dans sa période où il déconstruit ses acquis pour construire sa personnalité adulte.

Mais le jour où « beau papa » à le malheur d’intervenir, vous pouvez être sûr d’entendre quelque chose comme :

Toi, t’a rien à dire, t’a jamais rien fait !

Ce qui, en définitive, est une vérité plutôt désagréable.

Beau-père « de facilité »

Le beau-père de facilité est un modèle intéressant !

Comme vous l’avez sans doute compris, ce modèle-ci jouera la carte du copain.

Facile, pratique, mais…

Comment pensez-vous que seront perçus vos propos d’adultes ainsi que vos demandes si vous n’en avez pas la posture ?…

Toi, t’a rien à dire, t’es pas mon père !

Beau-père assumé et engagé

Celui-ci, est un modèle collector, voir rarissime !

C’est celui-là le plus galèèèèèèèèèère !

Mais après tout, après 6 films à succès, Dark Vador alias Anakin Skywalker passe du côté clair de la force au côté obscur pour enfin revenir du côté clair…

Tous les espoirs sont donc permis.

Qui est-il ?

Le beau-père assumé est engagé et aime ses « beaux-enfants » comme si c’étaient les siens tout en restant à sa place.

Ils ont un père et une mère. Et malgré que les familles recomposées soient devenues une « normalité » , sa position n’a toujours pas évolué.

Après tout, comment pourrait-on aimer des enfants qu’on a pas engendré ? (réponse plus bas !)

Père et beau-père peuvent également s’adonner à des rituels de mâles dominants pour savoir qui a la plus… Voilà…

Il défend sa position, sa vison et seconde sa compagne dans l’éducation de ses enfants. Notamment à l’adolescence, la phase la plus ingrate.

Pour ma part, je n’ai pas d’enfants. Enfin, pas tout à fait.

Et je n’ai aucunement la prétention d’être un papa ou de faire mieux que lui. La différence avec bon nombre de papas qui ont une place acquise, c’est que j’œuvre chaque jour pour construire la mienne.

Et pour vous démontrer que je n’ai aucunement la prétention de vous faire la leçon, je dois vous avouer qu’actuellement, je travaille ma position de beau-père et ma place à la maison auprès de l’aînée de ma compagne qui, soyons honnêtes, me fait rudement bien travailler.

Moi aussi…

Ma compagne et moi sommes dans l’accompagnement, mais à la maison, nous ne sommes que nous ! De simples humains attristés et désemparés devant la détresse d’une adolescente qui fait subir son mal-être à la terre entière. Et la sagesse acquise de par nos expériences en vient même à nous desservir.

Ma belle fille en vient à faire souffrir son entourage, à mentir, à manipuler, à faire preuve de bassesse et de fourberie pour obtenir satisfaction. Émotive, elle n’est bien nulle part et demande de son entourage qu’on lui apporte ce qu’elle n’est pas capable de s’apporter à elle-même : de l’amour.

Comment remplir un gobelet percé ?

Elle est allée si loin qu’aujourd’hui, je ne vois aucune issue. Capable de me renvoyer mes parties les plus sombres, il m’est, à l’heure actuelle, impossible d’entrevoir une issue.

C’est vrai, comment construire une relation saine avec une adolescente qui fait le choix de souffrir et de faire souffrir les autres sans assumer ses propres responsabilités ? Ses propos ? Et les conséquences de ses actions ?

Et vous connaissez le comble dans tout ça ? Je l’aime comme si c’était la mienne… C’est probablement pour cette raison que ça fait si mal

Aujourd’hui, c’est donc en toute humilité que je vous partage ce billet. Beaux-pères, vous n’êtes pas seuls.

Une amie coach m’a fait comprendre qu’en intégrant une cellule familiale, je devenais parent. Attention, pas au sens littéral, mais intrinsèquement, un parent de « complémentarité » .

Le parent qui prendrait le relais à chaque fois que cela s’avérera nécessaire.

Et ce beau-père-là doit-être sacrément audacieux. Car il est et demeurera un paria qui n’a sa place nulle part et qui pourtant se doit d’être partout.

Aimer des enfants doit être inconditionnel, car il n’y aura jamais plus ingrats qu’eux.

Accrochez-vous, après la pluie vient le beau temps.

Mathieu Boinet | Conférences entreprises professionnelles & auteur du livre : « Ta vie dans tes mains ! »

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